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21 août 2012 2 21 /08 /août /2012 14:53

P2260090

 

Description matérielle : 58 p.
Édition : cop. 1947 New York the Roerich pact and banner of peace committee

 

 

Type : texte imprimé, monographie
Titre(s) :  The Roerich pact and the banner of peace [Texte imprimé]
Publication :  New York : the Roerich pact and banner of peace committee, cop. 1947
Description matérielle :  58 p. ; 21 cm
Sujet(s) :  
Roerich pact (1935) 
Patrimoine culturel -- Protection -- Coopération internationale 


Notice n° : FRBNF37620739

http://catalogue.bnf.fr/servlet/autorite?ID=13577937&idNoeud=1.1&host=catalogue

Roerich pact (1935) 

Vedette matière nom commun . S'emploie en tête de vedette 

Pacte lancé à l'initiative du peintre Nicholas Roerich (Nikolaï Konstantinovitch Rerikh) et signé le 15 avril 1935 par les représentants de vingt-et-un pays du continent américain. - Il garantit l'inviolabilité des institutions éducatives, artistiques, religieuses et scientifiques ainsi que des sites culturels

Source(s) : The Roerich pact and the banner of peace, 1947
Consulté en vain : Internet, http://corc.oclc.org, 2000-12-22. - GDEL


Notice n° : FRBNF13577937
Création : 00/12/22       Mise à jour : 00/12/22

 

http://catalogue.bnf.fr/ark:/12148/cb13577937d/PUBLIC

 
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20 août 2012 1 20 /08 /août /2012 21:23

 

Alexandre Andreev & Dany Savelli, Rerikhi. Mify i fakty ,

 

Résumés des articles

Аlexandre Andreev

« L’occultisme et le mysticisme dans la vie et l’oeuvre de Nicolas et Elena Roerich »

Les biographes de Nicolas et Elena Roerich refusent généralement de parler

d’occultisme et de mysticisme à leur sujet et préfèrent parler d’« expérience cosmique ».

L’auteur du présent article considère, pour sa part, que les Roerich sont des occultistes et des

mystiques typiques, à l’origine d’une nouvelle version du mythe de la Fraternité

Himalayenne. Bien avant de quitter Saint-Pétersbourg, le couple s’est intéressé au spiritisme,

à la théosophie de Mme Blavatsky et aux doctrines philosophiques et religieuses de l’Inde. Au

début des années 1920, Nicolas et Elena Roerich, alors en émigration, n’ont rien perdu de ces

intérêts mais, pour la première fois, ils ont prétendu être des gourous, fondateurs de l’Agni

Yoga (ou Éthique vivante), un enseignement caractéristique du mysticisme quasi-religieux

proposé par le Nouvel-Âge (New Age).

Le présent article se compose de plusieurs parties, à savoir « Le spiritisme et les

mahatmas », « Le Grand Plan », « L’oeuvre des Roerich, une brèche dans l’au-delà » et

« L’expérience du feu d’Elena Roerich ». L’auteur montre que sous l’influence du spiritisme,

de la théosophie et particulièrement de « l’expérience du feu » (que l’on peut interpréter soit

comme une expérience mystico-religieuse, soit comme un trouble psychique), l’artiste et sa

femme, qui se firent appeler les messagers des Forces Supérieures, tentèrent de construire une

sorte de Shambhala terrestre (ou « État futur idéal »). À cette fin, ils élaborèrent un projet de

reconstruction du monde (« Grand Plan ») concernant plus particulièrement quatre pays

désignés par les mahatmas : les États-Unis, la Russie, l’Inde et le Tibet.

Ce « Grand Plan », qu’ils tentèrent de réaliser en Amérique, en Europe et en Asie avec

l’aide de leurs collaborateurs, et qui, par la suite, prit le nom de « Grand Plan de la Hiérarchie

de la Lumière pour sauver le monde », correspond à une grandiose utopie sociale au sein de

laquelle on retrouve divers éléments mystico-religieux – prophéties chrétiennes et

bouddhiques sur Armageddon, guerre de Shambhala, apparition d’un Sauveur, le Christ-

Maitreya – mêlés, de façon assez paradoxale, à un évident pragmatisme américain.

2

L’expérience mystique que constitue la relation avec le maître de l’au-delà (le

Mahatma Morya) devient une puissante source d’inspiration pour Nicolas et Elena Roerich.

Alors qu’Elena écrit livre sur livre sur le nouvel enseignement (Agni Yoga), Nicolas peint ses

tableaux-icônes qui sont comme autant de fenêtres sur l’« autre monde ». Tous deux vivent

dans l’attente de la venue du Sauveur, le Bouddha-Christ, et essayent même d’en accélérer la

venue.

L’auteur tente d’analyser l’activité mystico-occulte des Roerich dans les années 1920

et 1930 et leurs tentatives – forcément infructueuses – de placer les dirigeants de plusieurs

pays (notamment soviétiques et américains) sous le contrôle de « souverains » invisibles

vivant dans l’au-delà.

En fait, Roerich ne réussit à concrétiser quasiment aucun de ses projets. Zvenigorod, la

fabuleuse « Ville des Connaissances », n’a jamais été signalée sur aucune carte, ni sur celle de

l’Altaï, ni sur celle de l’Himalaya. Et si, en 1929, le peintre fonda l’Institut des recherches

himalayennes « Urusvati », la disparition du Cercle des Roerich au milieu des années 1930

mit fin à son existence. En outre, aucune des promesses faites par Maître Morya n’a été tenue,

aucune de ses prévisions ne s’est réalisée, ce qui, selon l’auteur, indique une fois encore que

les mahatmas censés diriger les Roerich ne furent rien d’autre que « des fantômes » dont

Elena Roerich fut la seule à entendre les voix.

Alexandre Andreev

« Le journal d’Esther Lichtmann : les Roerich à Kulu (1929-1934) »

Esther Lichtmann (1892-1990) fut l’une des plus proches collaboratrices des Roerich.

Elle fut notamment membre du cercle ésotérique qu’ils fondèrent à New York et qu’ils

appèlerent couramment le « Cercle ». De 1929 à 1931, elle séjourna à Kulu (Inde) et y revint

en 1934. De fait, elle fut un témoin de la vie au sein du « ashram himalayen » des Roerich.

Son journal, qui représente plus de 1 500 passages écrites en russe et en anglais, est inédit et

reste inconnu de la grande majorité des chercheurs. Il est une source précieuse de

renseignements sur la vie et l’activité des Roerich au cours de leur première « période

indienne». Jour après jour, Esther Lichtmann a noté de façon scrupuleuse les noms des

différents visiteurs et a retranscrit ses conversations avec Elena ainsi que les souvenirs de

celle-ci ; elle a également recopié ou cité des lettres de Nicolas Roerich et d’autres membres

du Cercle dont on a aujourd’hui perdu la trace. Mais surtout Esther Lichtmann a décrit avec

3

force détails la vie d’Elena et a réussi à donner un portrait vivant de cette femme hors du

commun, notamment durant les années critiques qui précédèrent la dissolution des Institutions

Roerich et qui marquèrent de fait la fin du « Grand Plan» et du Cercle.

L’auteur s’attarde particulièrement sur les circonstances dans lesquelles les autorités

britanniques refusèrent un visa à Nicolas Roerich lorsqu’il souhaita rentrer en Inde en 1930.

L’article revient également sur le drame que constitua le démantèlement du Cercle en 1935 ; il

le fait à partir du point de vue « ennemi », c’est-à-dire du point de vue de Louis Horch (le

principal « banquier » des Roerich) et d’Esther Lichtmann. L’auteur revient aussi sur

l’apparition miraculeuse, le 3 mars 1934, du Calice de Bouddha chez les Roerich.

Nadia Chtchetkina-Rocher

« Le kitsch comme basso ostinato de l'esthétique picturale de N.K. Roerich »

Nous nous proposons dans cette étude d’adapter la notion de kitsch élaborée par Hermann

Broch pour éclairer certains aspects de l’esthétique picturale de N.K. Roerich. Soulignant

d’abord le caractère conscient de la réutilisation des procédés kitsch (carte postale,

décorativité, exotisme éclectique), nous proposons le terme de « sur-kitsch » pour comprendre

la production de ses premières périodes. Mais le virage religieux survenu à la fin des années

1910 provoque chez Roerich une posture prophétique dont l’esprit de sérieux et la volonté

démonstrative se situent dans les parages immédiats du kitsch au premier degré.

Sergueï Filatov et Roman Lunkin

« Le Mouvement Roerich : un phénomène russe de spiritualité culturelle »

Cet article examine la vision particulière du monde qui est celle aujourd’hui des

admirateurs russes de Roerich. Il traite également des différentes associations et organisations

qui, à Moscou comme en province, se consacrent à cet héritage. Pour les évoquer, les auteurs

parlent de « Mouvement Roerich » et notent que les principales idées de ce mouvement

séduisent nombre de représentants de l’intelligentsia russe. Ils retracent l’évolution de ce

mouvement depuis son apparition au début des années 1990 jusqu’à aujourd’hui et s’attardent

plus particulièrement sur la seconde moitié des années 1990 quand le Mouvement Roerich

atteignit le zénith de sa popularité.

Dans le phénomène religieux unique que constitue, selon les auteurs, le Mouvement

Roerich, on retrouve un intérêt pour l’Orient, pour les idéaux de l’époque soviétique, pour les

idées parareligieuses du Nouvel-Âge (New Age) et pour les stéréotypes de la conscience de

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masse ainsi qu’une véritable vénération pour la culture et ses représentants les plus en vue,

dont les Roerich.

Yukiko Kitamura

« Nicolas Roerich dans les publications japonaises »

Cet article recense et présente les traductions des écrits de Nicolas Roerich au Japon ainsi

que les publications qui lui ont été consacrées en japonais à partir des années 1920 jusqu’à

2006. Il traite également de l’accueil réservé à Roerich en mai 1934 lors de son séjour dans ce

pays à partir des articles parus dans la presse japonaise de l’époque et des rapports de police

établis à cette occasion. En se fondant sur des documents conservés dans les archives du

ministère japonais des Affaires étrangères, il évoque également la brochure Nihon Raisan (La

Gloire du Japon) que Roerich diffusa lors de sa venue dans l’archipel.

L’auteur revient sur les articles du slaviste Mitsuyoshi Numano (Université de Tokyo)

parus entre 1997 et 2002 dans la revue IS (Intellect and Sensitivity) qui envisagent Roerich

« non pas sous l’angle de ses idées mystico-religieuses, mais comme un phénomène culturel

et artistique unique ». Il constate qu’aucune publication japonaise sur Nicolas Roerich ne fait

part du projet du peintre d’organiser une Conférence bouddhique en Asie ni de son projet

d’établir un nouvel ordre mondial. De même aucune publication japonaise ne prend en

compte les archives japonaises, notamment celles du ministère des Affaires étrangères.

L’auteur conclut en notant que les relations de Roerich avec le Japon demeurent jusqu’à

aujourd’hui très mal connues. Son séjour au Japon en 1934 et l’attitude alors des autorités

japonaises à son égard restent à étudier.

John McCannon

« L’impossible retour du fils prodigue ou

l’oeuvre picturale de Roerich pendant la Seconde Guerre mondiale »

Les oeuvres de Nicolas Roerich réalisées à la veille et au cours de la Seconde Guerre

mondiale peuvent être considérées sous différents angles d’approche. Comme il l’avait fait à

la veille de la Première Guerre mondiale et tout au long de celle-ci, Roerich exprima dans les

oeuvres de cette période – sous la forme d’allégories archaïques ou médiévales – ses

sentiments sur les événements en cours de même que son horreur des conflits armés. Dans le

même temps, ces tableaux laissent percer l’espoir du peintre de voir la violence de l’époque

céder rapidement à un futur paisible, annonciateur d’un renouveau cosmique ; ils évoquent

5

aussi son amour indéfectible pour la Russie, comme sa foi dans le courage et la valeur morale

de ce pays dans lequel il reconnaît le sauveur des nations. Mais surtout, cet ensemble pictural

laisse percevoir le désir de Roerich, à la fin des années 1930 et durant les années 1940, de

rentrer dans sa patrie d’origine où, depuis son exil en 1918, il n’est revenu qu’une seule fois

(en juin et juillet 1926).

Cependant, ce retour n’eut jamais lieu du fait des positions contradictoires que le peintre et

les membres de sa famille adoptèrent à l’égard de l’Union soviétique entre 1918 et les années

1940 : position vigoureusement antisoviétique jusqu’au début des années 1920, puis

prosoviétique jusqu’au début des années 1930, à nouveau antisoviétique dans le milieu des

années 1930 puis à nouveau prosoviétique après 1937. En un sens, la plupart des tableaux de

Roerich qui datent de la Seconde Guerre mondiale peuvent être interprétés comme autant de

déclarations de loyauté au régime en place à Moscou et comme autant de tentatives de la part

du peintre d’être autorisé à rentrer en Russie.

Dany Savelli

« La fortune institutionnelle de N.K. Roerich : l’exemple de

l’"Association française des Amis du Roerich Museum" (1929-1935)

à travers différentes correspondances inédites »

Le cadre institutionnel dans lequel Roerich et ses collaborateurs ont souhaité inscrire leurs

actions n’a guère suscité l’attention des historiens. Pourtant qui veut cerner la façon dont

Roerich entendit réaliser ses idéaux ne peut négliger la nébuleuse d’organisations créées de

son vivant en Amérique, en Europe et en Asie. Le présent article entend présenter l’une de ces

organisations, celle créée en juin 1929 à Paris sous le nom d’« Association française du

Roerich Museum de New York ». S’appuyant sur des correspondances inédites, cette

présentation examine le mode de constitution d’un réseau de sociabilité dont le propos fut de

contribuer à faire ratifier le Pacte Roerich par plusieurs États européens et extra-européens. Si

l’Association disposa d’une section russe (composée d’une branche exclusivement politique

et de branches sibérienne, ossète, kalmouke et musulmane du Caucase), elle visa

essentiellement à s’intégrer à la société française et à se concilier les mondes militaire,

politique et scientifique français, de même que l’Église catholique.

Les trois collaborateurs de Roerich qui oeuvrèrent au sein de l’Association furent

confrontés à une série d’obstacles qui, à terme, marqua l’échec de leur action. D’une part,

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l’Association ne put espérer un soutien officiel des États-Unis en raison du caractère privé du

Roerich Museum dont elle était la filiale (ce fait amène d’ailleurs à s’interroger sur ses

prétentions à promouvoir les relations culturelles franco-américaines). D’autre part, les

méthodes de travail imposées par le Roerich Museum s’avérèrent inadaptées à l’Europe.

Enfin, avec la crise financière et la résurgence des tensions internationales, les idéaux

pacifistes défendus par le Pacte Roerich devinrent, dès le milieu des années 1930, obsolètes

en Europe. Dans le même temps, les interrogations sur la nationalité du peintre et sur son

engagement politique remirent implicitement en cause la soi-disant neutralité de ce pacte. Des

rumeurs répandues dans Paris par une ancienne adepte de Roerich l’accusèrent d’être

bolchévique, mais aussi bouddhiste et franc-maçon. Il est un fait que ses portraits en sage

asiatique tout comme l’intrigante symbolique de la Bannière de la Paix suscitèrent

l’incompréhension. Les réactions du Vatican et des milieux catholiques français et belges en

fournissent des exemples. À la même époque, les prétendues découvertes faites par Roerich et

son fils Georges sur le séjour du Christ au Ladakh lui valurent l’hostilité d’un sinologue

comme Paul Pelliot. Afin de ne pas nuire à l’action menée par l’Association auprès des

gouvernements européens, la diffusion en France de l’Agni Yoga – qui prône un syncrétisme

religieux – fut volontairement restreinte par Roerich et certains de ses collaborateurs. Deux

des dirigeants de l’Association, Marie de Vaux Phalipau et Michel de Taube, semblent

d’ailleurs n’avoir jamais rien su de cet enseignement spirituel, pas plus qu’ils ne semblent

avoir été au courant du revirement de Roerich à l’égard de l’Union soviétique.

Tout en apportant un éclairage original à l’histoire de l’émigration russe en France, l’étude

de cette Association pour la période 1929 à 1935 (année de la démission des deux dirigeants

évoqués plus haut) révèle le dynamisme exagéré et le caractère finalement artificiel de son

action. Étant donné le projet utopique non-avoué qui la sous-tendit, pouvait-il vraiment en être

autrement ?

Ivars Silars

« Les ancêtres de Nicolas Roerich. Légendes vs archives »

La consultation des archives, surtout celles de la région de Kurzeme et celles des Archives

nationales historiques de Lettonie, permet d’éclairer l’origine de l’arrière-grand père, du

grand-père et du père de N.K. Roerich, tous trois originaires de Kurzeme (Courlande). Les

conclusions de nos investigations sont les suivantes :

1) L’idée – répandue de nos jours – selon laquelle les Roerich seraient d’origine

scandinave (suédoise) et descendraient de Riourik, le fondateur de la Rus’, est dépourvue de

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fondement. Le nom de famille Roerich provient vraisemblablement de l’allemand das

Röhricht, qui désigne une roselière, ou bien du prénom Roderich.

2) Aucun document ne permet d’affirmer que le père de Nicolas Roerich, Konstantin, est

issu de la famille Roerich, alors que plusieurs documents attestent de façon indiscutable qu’il

est le fils illégitime de Charlotte Constantia Schuhschel, une servante de la propriété de

Paplaka (all. Paplacken) dans le gouvernement de Courlande. Il fut baptisé le 7 juillet 1837

sous le nom de Constantin Christoph Traugott Glaubert et porta le nom de famille de sa mère.

3) Le vrai père de Konstantin (autrement dit le vrai grand-père de Nicolas) est le fils des

propriétaires de l’endroit, le baron Eduard von der Ropp. À la demande des parents de ce

dernier, Konstantin fut adopté par Friedrich Roerich, leur intendant, lui-même fils d’un

couturier et petit-fils d’un cordonnier ; le jeune Konstantin prit alors le nom de famille de son

père adoptif.

Anita Stasulane

« Le Mouvement Roerich en Lettonie »

Le présent article propose un panorama sur le Mouvement Roerich en Lettonie. Apparu

en 1920 sous le nom de la Loge du Maître, l’Association des amis de Roerich de Lettonie est

un des premiers groupes du Mouvement Roerich fondés dans le monde. Après le départ en

Inde de son fondateur, Vladimir Chibaev (1898-1975), la Loge installée à Riga fut renommée

« Association des amis du Roerich Museum ». Jusqu’en 1940, Riga demeura le centre du

Mouvement Roerich pour les trois pays baltes ; un travail d’édition considérable y fut mené :

le groupe letton publia en effet les livres de l’Éthique vivante, les oeuvres des Roerich, La

Doctrine secrète d’Helena Blavatsky ainsi que les travaux de plusieurs disciples de Roerich.

En 1937, un musée présentant des oeuvres de Nicolas et de son fils Sviatoslav fut fondé à

Riga.

L’Association a été reformée en 1988. Le mouvement letton s’est scindé en trois

groupes distincts : l’Association Roerich de Lettonie, la Section lettone du Centre

International des Roerich et le groupe Aivars Garda. Chacun de ces groupes s’adonne à un

type d’activités précises : l’Association Roerich de Lettonie se concentre sur les

manifestations culturelles, la Section lettonne du Centre International des Roerich oeuvre dans

le domaine de l’éducation tandis que le groupe Аivars Garda essaie d’influer sur la vie

politique lettonne. Ainsi, actif dans trois sphères importantes de la vie sociale – la culture,

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l’éducation et la politique – le Mouvement Roerich de Lettonie a acquis une influence

considérable tout en redevenant le plus important des pays baltes.

 

Saint-Pétersbourg, Nestor Istorija, 2011, 309 p. – ISBN 078-5-98187-695

 

Cf aussi 'histoire de la littérature russe'

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20 août 2012 1 20 /08 /août /2012 20:51

Le Communisme occulte, un entretien avec Oleg Chichkine

 

Oleg Chichkine, est un historien moscovite dont les travaux portent principalement sur les années 1920/1930 et sur les liens entre l’occultisme et les services secrets soviétiques. Il est collaborateur des revues Soverchenno secretno, Oracul, Ogonek, Segodnya et prépare un ouvrage qui portera comme titre Le Communisme occulte.

Christian Bouchet : Vous affirmez que dans les années 1920/1930 le GPU s’est servi des sociétés secrètes …

Oleg Chichkine : Gleb Bokiy, le chef du service le plus secret du GPU, le Spetzotdiel, était un des dirigeants de la société secrète la Fraternité unie du travail. Il était communiste depuis 1901. Avant la révolution, il était franc-maçon dans une loge de Saint Petersburg.

L’histoire de son initiation est la suivante. En 1906, il a organisé dans l’Institut de géologie où il était étudiant, un groupe bolchevique clandestin sous la couverture d’une cantine gratuite pour les étudiants. La police a découvert l’existence du groupe bolchevique et Gleb Bokiy a été arrêté. Il avait un ami Paviel Mokievsky qui était un médecin et un hypnotiseur connu, ainsi que le responsable de la chronique philosophique dans la revue La Richesse russe qui était un journal d’orientation libérale. Paviel Mokievsky a donné trois mille roubles - une somme importante pour l’époque - comme caution pour libérer Gleb Bokiy. Or c’est ce même homme qui avait initié Gleb Bokiy en maçonnerie dans les premiers grades.

Les membres des degrés supérieurs connaissaient tous les initiés des degrés inférieurs mais pas le contraire. Un certain Bartchenko, dont on parlera par la suite, était maçon, au grade de Rose-Croix, dans la même loge, donc logiquement il devait être au courant de l’initiation de Gleb Bokyi par Paviel Mokievsky.

Cette organisation maçonnique était indépendante de celle de Papus mais coexistait avec celle-ci que dirigeait Moebens. La loge où avait été initié Gleb Boki avait son origine au XVIIIème siècle. Parmi ses hauts dignitaires du degrés de Rose-Croix, on trouvait Roerich, des orientalistes comme Oldenburg et le prince Tcherbatskoï.

Bartchenko que nous avons précédemment cité, quitta la loge en 1914. Il s’intéressait à l’idée de Shambhala. Après la révolution, Bartchenko devint un propagandiste bolchevique auprès des marins de la flotte de la Baltique. Il leur parlait de l’histoire de Shambhala de manière si enthousiaste qu’un comité de marins écrivit une lettre ouverte au Comité international des affaires étrangères des soviets pour organiser une expédition à Shambhala. Les membres de ce comité se portaient même volontaires pour libérer Shambhala du capitalisme ! Les documents sur cette affaire peuvent être consultés aux archives du Ministère des affaires étrangères.

En 1921, Bartchenko a organisé une expédition en Laponie soviétique. L’objet de ses recherches devait être l’étude de « l’hystérie arctique » (nom scientifique que l’on donnait alors à certaines manifestations du shamanisme comme la transe et l’hypnose). Il découvrit à cette occasion une vallée avec de nombreux menhirs où l’on sacrifiait encore des cerfs. Bartchenko pensa qu’il avait trouvé des restes d’une civilisation plus ancienne que l’égyptienne. Cela rentrait dans les idées sur les cycles de Papus.

Quand il est revenu à la civilisation, il a publié un compte rendu de ses découvertes dans La Gazette rouge vespérale sous le pseudonyme de X. Il a alors été contacté par Blumkine, un agent des services secrets qui s’était illustré précédemment en tuant l’ambassadeur allemand le baron Mirbach le 6 juillet 1918. Blumkine est venu chez Bartchenko et lui a proposé de collaborer avec les services secrets soviétiques et pour ce faire d’aller à Moscou. Avec Lounatcharski, Blumkine a organisé un laboratoire de biophysique dans l’enceinte du musée polytechnique de Moscou. Un personnage central de ce labo était Oldenburg. Malgré le fait qu’il ait été membre du gouvernement provisoire socialiste-révolutionnaire/menchevik, il était tenu en haute estime par les bolcheviques.

Quand Bartchenko est venu à Moscou, il y a eu une querelle entre lui et Oldenburg qui étaient pourtant issus de la même loge maçonnique. Bartchenko est donc retourné à Saint Petersburg et a choisi comme logement le temple bouddhiste tibétain de cette ville. Il a été initié au vajrayana par de hauts représentants de l’ambassade de Mongolie, Lama Naga Naven - qui était favorable à l’indépendance du Tibet occidental - et Hayan Hirva - celui-ci avait été initié au martinisme et était membre de la loge La Grand fraternité de l’Asie; après la seconde guerre mondiale il sera le chef des services secrets de Mongolie -. Ces gens là ont dit à Bartchenko qu’ils souhaitaient l’intégration du Tibet au sein de l’URSS, dans une grande fédération eurasiatique. À la même époque, Bartchenko a été en contact avec Chandorovski, un martiniste disciple de Gurdjieff, (celui-ci le cite dans Rencontre avec des hommes remarquable) qui était juriste par profession, violoniste par passion et secrétaire du Soviet des ouvriers et paysans de Iessentuki. Il a proposé à Bartchenko d’être le chef d’une structure similaire à une loge maçonnique qui serait la réplique de l’organisation de Gurdjieff fondée au Caucase et dont le nom serait la Fraternité unie du travail. Les responsables de cette fraternité furent Bartchenko, Chandorovski et Alexandre Kondihein - un astrophysicien -.

Deux semaines après la fondation de la loge, Bartchenko a eu la visite de Blumkine et celui-ci lui a proposé pour la seconde fois d’entrer dans les services secrets soviétiques du fait de ses recherches sur l’hypnose et la télépathie.

En décembre 1924, Bartchenko est venu à Moscou et a fait un discours à l’école du GPU où il a proposé d’organiser des recherches scientifiques sur la télépathie et sur le magnétisme, ainsi qu’une expédition à Shambhala.

Bartchenko a proposé à Gleb Bokiy d’entrer dans sa Fraternité, en plus de Gleb Bokiy qui a rejoint le conseil des dirigeants de la Fraternité, a aussi adhéré à celle-ci Moskvine, un membre du Comité central du Parti communiste de l’Union soviétique, et l’adjoint du dirigeant du Comité populaire des affaires étrangères Stomoniakov. Les rituels utilisés provenaient de Gurdjieff, mais la symbolique était empruntée aux ouvrages d’Anastasius Kircher. Le nom ésotérique de Gleb Bokiy était Vostokov (Parole d’Orient) et son signe était Saturne.

Le GPU utilisait ce groupe pour ses liens internationaux et en particulier avec l’Orient pour sa politique étrangère.

CB.: Y a-t-il eu des liens entre ce groupe et les Constructeurs de Dieu ?

OC.: Lounatcharski habitait dans la même maison, au même étage que Blumkine. Lounatcharski aurait été maçon comme Tchitchérine. Il a joué un rôle dans le transfert de Bartchenko à Moscou.

Certains auteurs l’ont accusé d’avoir organisé des messes noires sur la tombe de sa fille décédée, mais il ne s’agissait sans doute que de séance de spiritisme …

Il n’est pas inutile de faire référence aussi ici à Alexandre Bogdanov, de son vrai nom Malinovski, un des idéologues du Parti communiste bolchevique, considéré un temps comme l’égal de Lénine (qui le critique dans son livre Matérialisme et empiriocriticisme). Membre du groupe ultra-gauchiste En avant !, il est une des têtes des Constructeurs de Dieu avec Lounatcharski.

Ecrivain de romans de science fiction, il est l’auteur de L’Etoile rouge, Ingénieur Menni, etc. où il décrit le socialisme réalisé sur la planète Mars, un socialisme représenté comme le gouvernement occulte d’une société secrète d’initiés nommés les Frères inconnus; une banque du sang qui répartit de manière permanente le sang des membres entre eux et permet la régénération permanente de ceux-ci; une théurgie des ingénieurs comme classe de nouveaux initiés.

Ses romans en fait relataient ses croyances profondes, dont celle que le plus grand ennemi du socialisme c’est la mort du corps. Après la prise du pouvoir par les bolchevique, il se fit nommer directeur de l’Institut de transfusion du sang et décéda le 13 avril 1928 - il était né le 10 août 1873 - lors d’une transfusion sanguine collective !…

CB.: Et avec les Cosmiques, y eut-il aussi des liens ?

OC.: Ils se réclamaient de la même autorité, le savant Tchigevski, un disciple de Federov le fondateur des Cosmiques, qui vouait un culte scientifique au soleil et qui a fondé l’Institut du soleil d’URSS, et leurs travaux scientifiques étaient parallèles.

Un cousin de Gurdjieff, nommé Mercurov, était sculpteur. C’est lui qui réalisa le masque mortuaire de Lénine. Il était aussi à la fois membre de la Fraternité de Bartchenko et un admirateur de Tchigevski. Tout se tient …

CB.: Et avec la Synarchie ?

OC.: Saint Yves d’Alveydre a rencontré Dordzhiyev, un conseiller du Dalaï Lama. Dordzhiyev est connu pour avoir introduit en Europe l’idée de Shambhala.

Guénon a fait remarquer dans Le Roi du monde qu’Ossendovski ne pouvait pas connaître Saint Yves d’Alveydre car aucun de ses livres n’avaient été traduits en Russe. Or l’oeuvre de Saint Yves d’Alveydre fut traduite dès 1912. De surcroît il n’est pas exclu qu’Ossendovski, homme cultivé, maîtrisa fort bien les langues étrangères.

En Russie, avant la révolution, les idées de Saint Yves d’Alveydre étaient connues d’un large public occultiste, cela d’autant plus que la femme de Saint Yves d’Alveydre, la comtesse Keller, était russe.

Bartchenko qui avait lu Saint Yves d’Alveydre, fait un parallèle entre le communisme et la société rêvée par ce dernier. On peut en conclure à l’existence d’une manipulation des partisans de Saint Yves d’Alveydre par le GPU, d’ou la création d’une loge nommée Aggartha au sein du Grand Orient de France considérée comme manipulée par le GPU.

CB.: N’a-t-on pas aussi parlé de contacts entre Roerich et le GPU ?

OC.: Les rapports entre Nicolas Roerich et le GPU sont maintenant avérés. Il est acquis que Roerich, qui est devenu une gloire nationale russe, était un agent d’influence soviétique en Inde.

CB.: Que sont devenus tous ces personnages dont nous venons de parler ?

OC.: Blumkine a été accusé de trotskisme et fusillé en 1929, Bokiy a été fusillé en 1937, Bartchenko a été accusé d’avoir organisé une loge « maçonnico-fasciste » et a été fusillé le 30 avril 1938, Mercurov lui est mort de mort naturelle en 1952 après être devenu le plus célèbre sculpteurs de monument à Lénine et à Staline.

Christian Bouchet http://www.voxnr.com/

 

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20 août 2012 1 20 /08 /août /2012 20:33

 

Le Pacte Roerich : l'histoire et l'actualité

 

roerich-museum-2

Cinq jours pour découvrir le parcours foisonnant et l’engagement en faveur de la paix et de la protection du patrimoine culturel de Nicolas Konstantinovitch Roerich (1874 –1947), humaniste, peintre, écrivain, archéologue russe.


Peintre prolifique, il est l’auteur de quelque sept mille toiles empreintes de ses voyages (Russie, Europe du Nord, États-Unis et Inde), de sa quête de spiritualité et de son amour pour la nature, la paix et la culture.

Outre sa carrière artistique, Nicolas Konstantinovitch Roerich est l’artisant du Traité pour la protection des institutions artistiques et scientifiques et des monuments historiques, connu sous le nom de « Pacte Roerich », qui marque l’aboutissement de son engagement en faveur de protection du patrimoine culturel.

Le Traité, signé à Washington en 1935, prévoit dans son article premier que « les monuments historiques, les musées, les institutions dédiées aux sciences, aux arts, à l'éducation, et à la culture seront considérés comme neutres, et comme tels seront respectés et protégés par les belligérants. […]». Et l’article III spécifie : « pour désigner les monuments et institutions mentionnés à l'article premier, on pourra se servir d'un drapeau distinctif conforme au modèle annexé au présent traité (un cercle rouge renfermant une triple sphère, le tout sur fond blanc). » Il s’agit là de la Bannière de la Paix, conçue comme symbole de protection de la culture et des biens culturels, à l’instar de la croix rouge qui symbolisait la protection des hôpitaux.

Après la Seconde guerre mondiale, le Pacte Roerich, toujours en vigueur, sera complété par la Convention pour la protection des biens culturels en cas de conflit armé de la Haye de 1954. 

Cette exposition, réalisée par le Centre international des Roerich (International Centre of the Roerichs, ICR), retrace la vie de Nicolas Roerich, son engagement à travers l’histoire du Pacte Roerich et celle de la Bannière de la Paix, ainsi que vingt années d’activités du Centre dédié à la promotion du Pacte.

L’inauguration de l’exposition, le 2 avril à 18 heures, sera suivie de la cérémonie de remise du prix international « L'arbre de vie » qui sera décerné à :
- Mme L. Shaposhnikova, Directrice générale du Musée Roerich,
 
- S. Exc. M. B.Boutros-Ghali, Président du Panel international sur la démocratie et le développement, ancien Secrétaire général de l'ONU,
 
- S. Exc. Dr K.Singh, Président du Conseil indien des relations culturelles,
 
- S. Exc. M. Ch. Aznavour, Ambassadeur, Délégué permanent de l'Arménie auprès de l'UNESCO.

Details

 

http://www.unesco.org/new/fr/unesco/events/all-events/?tx_browser_pi1%5BshowUid%5D=6283&cHash=49685b3e9c


Type d'événement

Exposition

Début

02.04.2012 10:00 heure locale

Fin

06.04.2012 17:30 heure locale

Point focal

BPI

Organisateur

Permanent Delegation of the Russian Federation to UNESCO and the Permanent Delegation of India to UNESCO

Contact

01 45 68 26 83, dl.russie@unesco-delegations.org

Pays

France

Ville

Paris

Lieu

UNESCO Headquarters - Siège de l'UNESCO

adresse

7, place de Fontenoy

Salle

Salle Pas Perdus

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10 juillet 2010 6 10 /07 /juillet /2010 11:58

  

  With the official support of the

XIV th Dalai-Lama

Lotus Productions – Film: The Last Call

 

 

  Dalai Lama and A Rodriquez

 

THE LAST CALL

JULY 2010

LOTUS PRODUCTIONS

25, Rue de PONTHIEU – 75008 PARIS

Ph: + 33 (0)1 53 89 77 52 – Fax: + 33 (0)1 53 75 15 66

Lotus Productions – Film: The Last Call

 

Scenario:

 

 

Jean-Claude Carrière

By the award-winning scriptwriter of Le Mahâbhârata, Cyrano de Bergerac, Bouvard et Pécuchet, Le

Hussard sur le Toit (The Horseman on the Roof) and more.

Original idea

 

 

: Pema Dhondup

Co-direction and adaptation :

 

 

Jan Kounen and Anne Paris

Executive Producer:

 

 

Lotus Productions

Manuel Collas de la Roche, producer of Darshan, the Embrace, directed by Jan Kounen (Cannes film

Festival 2005, official selection out of competition).

Co-producers:

 

 

Integral Film, Alfred Huermer – Germany,

Serendipity Films, Ambika Hinduja – India,

Yves Fortin – Canada (Executive Producer for Canada : Mrs Daniaile Jarry)

In association with Only Dreams India

 

 

– Mrs Capucine Henry

Associate producers:

Dublena Investments

Pema Dhondup, Corinne Benichou

Anne-Marie de Kalbermatten and Catherine Guyonvarch

Eliane Borter

Dominique Marzotto

Production Manager :

 

 

Sylvie Balland

Special Advisor

 

 

: Bob Thurman

Advertising Manager : Jean Elia

Artistic & Technical advisor

 

 

: Capucine Henry

Shooting locations:

 

 

India & Germany

Languages :

 

 

French, English, Tibetan

Schedule:

 

 

The beginning of shooting is planned for October / November 2010

Technical team :

Director of Photography :

 

 

David Ungaro

Editing :

 

 

Anny Danché

Sound :

 

 

Vincent Tulli

Production Designers :

 

 

Marie Hélène Sulmoni, Philippe Renucci

Costumes:

 

 

Namlha Takla (costume director for Kundun by Martin Scorsese).

Lotus Productions – Film: The Last Call

6

TABLE OF CONTENTS

PROJECT LOGLINE 7

PROJECT SUMMARY 8

PRODUCTION STATEMENT 9

DIRECTION STATEMENT 10

PROJECT CREATION 13

FINANCIAL PARTNERS 14

TALENT 18

APPENDIX 24

Lotus Productions – Film: The Last Call

7

LOGLINE

Documentary/fiction

Budget: €4 million

Coproduction: France – Germany – India

100’ – Super 16 and 35 mm – Colour

Languages: French - English - Tibetan

More than just a documentary and much more than fiction, The Last

Call’s biopic of the Dalai Lama's soul over its 13 reincarnations describes

the arrival of Buddhism in Tibet and its spread throughout the world.

These 13 reincarnations have represented 14 individual men bearing

one soul with a single voice of peace, one spiritually true path. A simple

statement of compassion.

La vallée du Skitmang, Ladakh Vue du monastère du Karchak, Ladakh

8

PRODUCTION SUMMARY

There are few film images of Gandhi; there are none, of course, of

Jesus or Mohammed. What if you were offered the chance to see these legends, to listen to them and to ask them questions in person?

Legends develop over time and the Dalai Lama is a living legend of our era. The 14th Dalai Lama is the absolute symbol of wisdom, but above all he is the 13th reincarnation of this spiritual leader!

How has this enlightened soul been sharpened by events to become the standard and symbol of peace he represents in the world today?

This is the subject of our film. Describing the spiritual history of Tibet and Asia, we hope to make our own contribution towards the resolution of this conflict.

Lotus Productions – Film : The Last Call

Skayrak region, Ladakh

PRODUCTION STATEMENT

The last call; the secret history of the Dalai Lamas

 

 

is an introduction to the Dalai Lama and his history, alternating between interviews, documentary material, archives and fictional

material.

Including exclusive interviews granted by the spiritual leader, this film will illustrate and put

into images a story still largely unknown to the general public; the course of one unique soul

throughout 14 peaceful representations of this leader.

To be discreet and transparent in the face of such a subject is more than an exercise, it is an

honour.

The words of the Dalai Lama have for a long time spilled over the walls of his monastery to

resound all over the world. The film is not a political statement but an epic story, the kind one normally learns from a

school book, and it is told by the one at the centre of the story himself.

We have conducted hours of private interviews with the 14th Dalai Lama to understand and to

recount the history, of his holiness and his 13 predecessors.

In many ways, it is an exceptional exercise because never before has the Buddhist spiritual

guide given over so much time to explain, to recount and to comment on how the Dalai Lama

is sought, chosen, educated and prepared for his role.

This is more than just a rich witness account; it is a veritable heritage with the blessing of the

highest Buddhist authorities.

So, the difficult question must be raised: in a more difficult, complicated and political context,

can the story continue?

Could the 15th Dalai Lama simply exist without being revealed?

“More than just a simple historical film, this will be a message of peace, compromise and

tolerance”, says Manuel Collas de La Roche, “Our civilisation is at the crossroads of great

change and I hope that this film will help answer some of our questions!”.

Lotus Productions – Film : The Last Call

 

DIRECTORS’ STATEMENT

With this production, our aim is to uncover the line of the Dalai Lamas for our intended

audience, right from the legend of its origins up to the present Dalai Lama – quite present in

current affairs today -, Tenzin Gyatso.

Our aim is to take the spectators on a journey through 14 centuries of history taking place in

an extraordinary natural environment to uncover for them the ancestral culture of Tibet as well

as the spiritual and nonreligious teachings passed on by the Dalai Lamas.

Without conducting a history lesson or making a detailed summary of Buddhist teaching,

something quite impossible in a 90 minutes film, we will put emphasis on the historical context

from which the line of Dalai Lamas emerged and blossomed and we will initiate the spectator

in Tibetan philosophy by developing two ideas at the heart of its message: interdependence

and impermanence.  will use both images and sound to describe this universal spirituality, accessible to all

citizens of the world, guiding the spectator so that they may perceptibly reach the gates of a

unique “world”, very different from the one we know.

For the success of such a project, the production and content of our film will be intimately

linked.

We will use three methods of representation: 3-D animation, cartoon film and film

footage.

The first will be the development of a 3-D Mandala which will be our main guide, based

on the Wheel of life Mandala.

This Mandala has a particular meaning. It represents all of the forms of existence from which

one must be liberated in order to reach the cycle of reincarnation and to light the way for the

journey of the soul, from the moment of death until the next reincarnation.

In Buddhist philosophy, it also symbolises the interdependence of all living phenomena and

energies constituting the cosmos.

Passing through the gates of this three-dimensional structure, we will travel to the past, to the

present and to the future. We will skip from one part of the story to another, from one Dalai

Lama and his reincarnation, from history to legend and from footage to historic reconstruction.

The second mode of representation is the use of real film.

This will be used for the reconstitution of certain key events during the life of the Dalai Lamas.

We will begin by the life of Gendrün Drub, recognised as the first Dalai Lama. Then we will

continue with Ngawang Lobsang Gyatso, the great fifth; Ridzin Tsangyang Gyatso, the sixth

Dalai Lama and a poet who would refuse his destiny and Thubten Gyatso, great reformer and

prophet.

Lotus Productions – Film : The Last Call

11

We will also film key events in the history of Tibet which created the base for the emergence of

the line of Dalai Lamas.

We will also use film for the journey of the Tibetan travelling puppet theatre (which will act as a

second narrative guide) run by a father and daughter who travel from village to village through

the Tibetan landscape giving a show of mythological and historical scenes to spectators in the

villages.

These parts will be filmed using 35 mm.

We will film different people close to the Dalaï Lama, with whom we will conduct interviews

during their day-to-day life so that they will also narrate the film, on and off screen.

So, we will have accounts from Karmapa, the Dalai Lama’s Oracle, certain monks and nuns,

and of course from the 14th Dalai Lama, Tenzin Gyatso.

His account will be the backbone of the film as he speaks with our intended interlocutor, Jean-

Claude Carrière.

Again, more than just filming them in a conventional manner, we hope to encourage them to

express themselves and to give a part of themselves in parallel to their images, regards and

sometimes their silence.

At this point, it is important to note that the actual Dalai Lama as well as the exiled government

are favourable and enthusiastic for this project however, for the time being, we do not know

how many interviews we may be given.

In case we cannot shoot the end of the film with the Dalai Lama facing the mountains and that

we cannot hold long conversations on the future of the line, we may propose a different end to

the film using the puppet theatre of the puppet master and his daughter.

These parts will be filmed using super 16mm film.

We will also be using archive images from video, cinema, photography as well as paintings

and illustrations melded together to create movements and to combine all of the sources of the

different elements into a unique treatment.

These sections will be digitised in high-definition.

The third mode of representation will be 2-D animation.

The graphical style of Tibetan representations will be used for this technique.

Mainly used for the credits at the beginning of the film, this will be used to produce certain

great historical sequences, such as the scenes of great battles or those taking place at the

heart of China.

Lotus Productions – Film : The Last Call

12

The cartoon film will also be an extension of the puppet theatre.

Indeed, some of these scenes will require the simultaneous movement of around 10 puppets.

We could, for example begin a sequence with the puppet theatre on film then fade into cartoon

film and to finish again with real film.

We hope that this film would discreetly give each one of us the desire to become better, the

wish to feel more compassion and love.

Such is the clear message expressed in the Shantideva prayer:

“For as long as space remains,

For as long as sentient beings remain,

Until then may I too remain

To dispel the miseries of the world.”

This is the wish of all Dalai Lamas.

Whether or not we believe in this dimension of the story, there is an entirely human energy that

exists around the Dalai Lamas and orientated towards altruism and spiritual enlightenment

which we intend to illustrate and to transmit to a wider public.

Anne Paris and Jan Kounen.

Lotus Productions – Film : The Last Call

13

PROJECT CREATION

Pema Dhondup is a Tibetan filmmaker living in Los Angeles. He desires above all else to tell

the history of his country and the reincarnation of the Dalai Lama. Pema is the representative

of thousands of years of Tibetan tradition and culture and the highest Buddhist authorities have

placed their confidence in him for this film. He originally proposed the project as

 

 

Finding the

Dalaï Lama

 

 

to Manuel Collas de la Roche.

Manuel Collas de la Roche was enchanted by this partnership, above all because he had just

finished producing

 

 

Darshan

by Jan Kounen telling the surprising story of Amma the wise

woman from the south of India.

Corinne Benichou, an audio visual lawyer turned producer accepted to support Manuel Collas

de la Roche from the beginning.

Lotus Productions asked Jean-Claude Carrière to write the scenario from the original idea by

Pema Dhondup.

Then, within the framework of an international production, Manuel Collas de la Roche spoke to

Alfred Hürmer from Intégral Films who then agreed to be the German co-producer and

Serendipity Film of Ambika Induja who agreed to supervise production in India.

Of course the film would be directed by his faithful partner Jan Kounen and co-directed by his

partner Anne Paris.

Anne and Jan immediately accepted to direct the film and began working with Jean-Claude

Carrière right from the start of the adaptation.

The scenario is ready. Shooting of the film has been planned for October 2010.

Lotus Productions – Film : The Last Call

14

Manuel Collas de la Roche is an accomplished producer having developed and produced

“Darshan, the embrace”, directed by Jan Kounen, the film was in the Official Selection (out

of competition) at the Cannes Film Festival in 2006. Darshan is the story of the Saint

Amma, “the Hugging Saint”, who has embrace millions of people.

Manuel Collas de la Roche and Paul Vilano created Lotus Productions, they renew their

collaboration with Jan Kounen and Anne Paris by producing “The Last Call”, written by

Jean Claude Carrière. A story illustrating the history of Tibet and the reincarnations and

the institutions of the Dalaï Lamas which shooting will start in october 2010.

Lotus Productions will also co-produce with Integral Film, Alfred Hürmer, the compelling

Franco-German feature film based on the true story.of Erwin Dold, “Ciel et Terre” written

and directed by Christian Schumacher.

“Ciel et Terre” tells us the story of the 24 year old ex pilot Erwin Dold who became a

prisoner camp commander during World War II and then decided at the risk of his own life

to act against tyranny by protecting his own prisoners. In 1946, he was the only nazi

prison camp commander to be set free by the French High Court for having shown

responsibility and humanity. This film will benefit from the superb cast of Matthias (Erwin)

Schweighöfer (confirmed) and Anna-Maria (Irene) Mühe (confirmed), Gérard Depardieu

proposed cast, Jean Reno proposed cast, russian actor..... shooting spring 2011.

Lotus Productions aims at co-producing films with Europeans, American and Indian

partners from his well established international network.

Manuel Collas de La Roche, once a Buddhist monk at the side of the Dalaï Lama, has a

spiritual and philosophical focus in all his work, their movies carry messages of peace, of

reconciliation and of the convergences between the philosophical beliefs of the East and

the West.

FILMOGRAPHY

14

PRODUCER

Lotus Productions – Film : The Last Call 15

FINANCIAL PARTNER

Alfred Hurmer

Alfred Hürmer & Integral Film

Integral Film was founded in 1985 for developing and realizing primarily ambitious film productions

for cinema, often in the context of European co-productions. Since 1995 Alfred Hürmer has been

the Managing Director. Integral Film is based in Berg, near Munich.

Filmpolitical Engagement of Alfred Hürmer

He is a member of Managing Board of “Verband Deutscher Filmproduzenten”, member of

Administrative Board of “Filmförderungsanstalt-FFA”, Chairman of “German Films”, President of

“Les rendez-vous franco-allemands du cinéma“, Member of European Film Academy, Member of

German Film Academy and Founding Member of “L'Académie franco-allemande du cinéma“

Filmography (selection)

2008 Mr. Nobody

 

 

, Regie Jaco Van Dormael, Co-Production

Competition Venice 2009, Official

Selection Toronto 2009.

Clara

 

 

, Helma Sanders-Brahms, Co-Production

Festival de Tokyo 2008.

2007 Il y a longtemps que je t’aime

 

 

, Philippe Claudel, Co-Production

Competition Berlin 2008,

nomination Golden Globes 2008.

La File coupée en Deux

 

 

, Claude Chabrol, Co-Production.

2006 Un Secret,

 

 

Claude Miller, Co-Production.

Le Concile de Pierres,

 

 

Guillaume Nicloux, Co-Production

, Rome Festival 2006.

2005 L’Ivresse du Pouvoir,

 

 

Claude Chabrol, Co-Production,

Competition Berlin 2006.

OFFSET

 

 

, Didi Danquart, Co-Production

Rome Festival 2006.

2004 L’Annulaire

 

 

, Diane Bertrand, Co-Production.

20 Nuits et un Jour de Pluie

 

 

, Lam Le, Co-Production.

La Mademoiselle d’Honneur,

 

 

Claude Chabrol, Co-Production

Competition Venice 2004.

Lucky Luke vs. The Daltons

 

 

, Philippe Haim, Co-Production.

2001 TOSCA

 

 

, Benoit Jacquot,

Competition Venice 2001.

2000 Annas Sommer

 

 

, Jeanine Meerapfel, Co-Production

Thessaloniki Festival 2001, Competition

Mar del Plata 2002.

1997 Combat de Fauves

 

 

, Benoit Lamy, Co-Production,

Competition Venice 1998.

1996 Rossini

 

 

, Helmut Dietl

Bundesfilmpreis in Gold und 3 weitere Bundesfilmpreise, Bayerischer

Filmpreis.

1995 Hey Stranger,

 

 

Peter Woditsch, Co-Production,

Brussels Filmfestival 1995, Filmfestival von

Hof.

1994 Historias del Kronen

 

 

, Monto Armendarix, Co-Production

, Competition Cannes 1994.

1993 Wiederkehr,

 

 

Abrescia-Rath,

Competition San Sebastian 1993.

Lotus Productions – Film : The Last Call 16

17

FINANCIAL PARTNER

Ambika Hinduja

Ambika Hinduja, an alumnus of the London International Film School, started by assisting in

the director Subhash Ghai on the banner production “Yaadein”. and worked on Farhan Akhtar’s

recent war film “Lakshya.”

In 2003, she launched her own production house Serendipity Films, and released her first film

“Being Cyrus” in 2005. Her follow up production Teen Patti was released in early 2010.

Lotus Productions – Film : The Last Call

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22

THE BANNER OF PEACE

 

Dalai Lama Pax Cultura

The history of international treaties shows us how many of

them were relevant and applicable to the times in which they

were signed, but then lapsed into irrelevance. The Roerich

Pact, however, has kept its heart and its life, and is linked to the

needs of today’s chaotic world as much as ever. In many

countries, we see a deterioration of cultural values and a

disregard for the right of all cultural treasures to have their own

continued existence, forever protected and unimpeded.

One can only hope that a greater awareness of the importance of humanity’s cultural heritage will increase,

rather than deteriorate.

There is no greater value to a nation than its culture.

In 1929, the complete text of the Pact with Roerich’s accompanying message to the people of all nations

was published. The first and the second one paragraphs of the Pact said:

“The historic monuments, museums, scientific, artistic, educational and cultural institutions shall be

considered as neutral, and as such respected and protected by belligerents. The same respect and

protection shall be due to the personnel of the institutions mentioned above. The same respect and

protection shall be accorded to the historic monuments, museums, scientific, artistic, educational and

cultural institutions in time of peace as well as in war. In order to identify the monuments and institutions

mentioned, use may be made of a distinctive flag”.

Roerich offered a distinctive flag and called it “The Banner of Peace”. It should be placed on the objects

which must be protected. The design of the Banner shows three spheres surrounded by a circle in magenta

colour on a white background.

The Banner of Peace symbol has ancient origins. Of the many national and individual interpretations of this

symbol, the most usual are perhaps those of Religion, Art and Science as aspects of Culture, which is the

surrounding circle; or of past, present, and future achievements of humanity guarded within the circle of

Eternity.

October 25, 2004, Mr. Victor M. Afanasyev, Pilot-Cosmonaut of Russia, President, International League for

Protection of Culture, presented the Roerichs Banner of Peace, which had been in the outer space, to

Hon’ble Speaker of Lok Sabha, Mr. Somnath Chatterjee, who promised to preserve it in the Library of the

Parliament as a precious treasure. Roerich’s idea was supported by the progressive public.

R. Rollan, B. Shaw, T. Mann, A. Einstein, H.G. Wells and many others approved Roerich’s initiative.

In 1930, the draft of the Pact was submitted to the International Intellectual Cooperative Committee for

consideration. Nomination of Roerich’s candidature for Nobel Prize showed the effect which his offer made.

While Nicholas Roerich worked in Urusvati Institute and led the expedition in Asia, the Roerich Pact and

Banner of Peace movement gre

w rapidly in Europe and America.

In 1931, in Bruges, the International Unity of Roerich Pact was organized under the direction of K.

Tulpaniuk, a member of Monuments Protection Commission in Belgium.

23

In September, 1931, the First international conference took

place in Bruges. Officials an members of social and art

organizations from different countries participated in this

conference.

Roerich said to the delegates:

“The idea of Culture presumes no distraction or abstraction but

reality of art; it is led by the wish of feat, labour, creation. The

Pact itself declared the necessity for protection of the cultural

product and activity of the world - both during war and peace without the roar of the guns when

helpless mistakes against Culture are made”.

The plan for the propagation of Roerich Pact in schools and universities was worked out. Relations

with International Art Affairs Committee and Reduction of Arms Bureau were established.

In August, 1932, the Second Roerich Pact Conference was held in the same city, in Bruges. The

conference declared the Roerich Pact Treaty to be the international document. A special exhibition

was organized, where more then 6000 photos of unique architectural monuments, which needed

protection were presented.

The Third International Conference was called on November, 1933, in New York

D.C. Officials from 36 countries took part in it. The conference prepared a

recommendation for governments of all countries to adopt the Roerich Pact.

The Roerich Pact was the first document, which was agreed to by twenty-one

nations of the Americas and signed as a treaty in the White House, in the

Presence of President Franklin Delano Roosevelt, on April 15, 1935,

by all the members of the Pan-American Union. It was later signed by

other countries also.

The Pact itself declared an international necessity for protection of the cultural product and activity of

the world—both during war and peace—and prescribed the method by which all the sites of cultural

value would be declared neutral and protected, just as the Red Cross does with hospitals (indeed, the

Roerich Pact was often called The Red Cross of Culture).

The Pact of protection of cultural values created by him continued to attract supporters even after

Roerich’s death.

24

In 1948, the Pact was approved by the Government

of India and in 1950, the New York Committee conveyed

the main articles of the Pact and all documents about its

history to the General Director of UNESCO, James Torez

Bodet (Mexico).

The Special Commission of UNESCO began to work out

a status which was offered to the conference on the issues of

education, science and culture. This conference was called

in the spring of 1954 in Hague.

This conference adopted the International Convention on

Protection of Cultural Treasures in Times of Armed Attacks.

Representatives from 37 countries signed the Hague Convention. So,

Roerich’s political-diplomatic initiatives lived him through and became part of international

law.

ASSOCIATION FRANCAISE DE LA BANNIERE DE LA PAIX

www.bannieredelapaix-france.over-blog.com

06.61.03.28.43 – 04.68.74.20.92

Iera.thierry@gmail.com

25

26

Pema is a second-generation Tibetan. He was born and grew up in India. He

began his career as a filmmaker upon leaving the USC School of Cinema and

Television in 2002. Pema was awarded the prestigious Fulbright scholarship by the United States

government to study at the USC. He also holds an Indian MBA.

At the USC, Pema concentrated on directing and writing while learning necessary technical skills.

A diligent and sensible student, he was chosen to direct one of the four short films produced by the USC

during his second university year. This is the most coveted cinematographic experience for which cinema

students compete with each other.

Given the emphasis on creating real experiences in this class, students finishing their studies are ready to

produce almost any film.

A complicated psychological drama called ECHO based on the scenario written by a German student was

shot and produced as a short 16 mm film. Pema chose this film as his thesis.

He wrote, produced and directed the first Tibetan digital film called WE’RE NO MONKS. He brought together

an international team and used every means possible to make his first independent film. It was also an

attempt to show a new direction to his community. Inspired by the Italian neo-realism and particularly The

Battle of Algiers, Pema shot his film on location in Dharamsala where the headquarters of the Dalai Lama

was set up and transformed this little Tibet into a vast gathering. This factual story about Tibetan youth and

the fight from exile turned out to be a significant cinematic production, inspiring frustrated younger

generations to consider other methods of freeing themselves than violence.

Pema and his wife began the first video news bulletin of the Tibetan people called SARGYUR (The News)

using the non-profit organisation that they set up called TIBET COMMUNICATIONS.

Once more leading exiled revolutionary media, Pema created the Tibetan press club and was also the first

president.

In Development:

 

 

 

Shangri-la, the legend of the Buddhist warrior

 

 

 

In God's country

 

 

 

The Divinity

Directed Films:

 

 

 

We’re no monks

Jan Kounen studied the artistic decoration in Nice (E.P.I.A.R.) focusing in the areas of cinema,

animation and pixilation. He completed his schooling in 1988 with a

 

 

Diplôme National Supérieur

d'Expression Plastique

 

 

(Superior State Diploma in Visual Arts). Promptly he made his first short films using

super 8mm and 16mm film (

 

 

LA MORT JAUNE/THE YELLOW DEATH and THE BROADWORD

) while also

making animated films for Dutch television. He then became assistant cameraman and director for video

clips and documentaries as well as reporter and cameraman for an agency.

In 1989, he directed the movie

 

 

GISÈLE KÉROSÈNE

that was awarded the overall short film prize at the

Avoriaz Festival and, the following year,

 

 

L'ÂGE DE PLASTIC

(The Age of Plastic) with the group ELMER

FOOD BEAT. While continuing writing his own projects (including the adaptation of the novel by Serge

Brussolo and television series

 

 

Gisèle Kérozène), he made first video clips for Pauline ESTER (

Le monde est

fou

 

 

– the world is crazy), ELMER FOOD BEAT (Daniela), CHIHUAHUAS and ERASURE ( Voulez-vous,

Lay

All Your Love On Me

 

 

). He also filmed several commercials in France, Germany and Great Britain for Nuts,

Peugeot, Tang, Gordon's Gin, Miko.

Jan KOUNEN wrote the project

 

 

VIBROBOY

in 1991 along with Carlo de BOUTINY and then filmed it in

1993. This short film won the research prize at the Clermont-Ferrand film Festival. He also made

CAPITAINE

 

 

X, a so-called unfinished short film, followed by LE DERNIER CHAPERON ROUGE (

the last

Red Riding Hood

 

 

) starring Emmanuelle BEART and working with Philippe DECOUFLE (choreography) and

Tetsuo NAGATA (cinematography).

Jan made his first feature length film called

 

 

DOBERMANN

in 1995 that was to be both controversial and

remarkable. He immediately left to Mexico and Peru to search for the background for his adaptation of

BLUEBERRY

 

 

. There, he discovered the shaman culture of the ibo-conibos with whom he fell in love. He

committed several months to them during which he filmed the feature length documentary

 

 

OTHER WORLDS

(released in 2004). He created the Association called SPIRIT OF THE ANACONDA and is planning a series

of 52 minute documentary films entitled

 

 

ANOTHER REALITY. BLUEBERRY

, his second feature length film,

was released on 11 February, 2004.

Since then, he has continued with several documentaries

 

 

AUTRES MONDES (other worlds) and

feature

length films such as

 

 

99 Francs and COCO CHANEL & IGOR STRAVINSKY

to be released at the beginning

of 2010 in France.

Selected Filmography/Director:

Blueberry, l’expérience secrète (A hallucinogenic experience)

D’autres mondes (Other worlds)

Darshan: the embrace

99 Francs

Coco Chanel & Igor Stravinsky

28

Anne Paris studied the artistic decoration in Nice (E.P.I.A.R.), Specializing in video,

sound and dance. She left in 1987 with a

 

 

Diplôme National Supérieur d'Expression

Plastique

 

 

(Superior State Diploma in Design Arts).

Anne became assistant director and writer for directors such as Régine Abadia, Mehdi Charel, Erik Ifergn,

Jan Kounen and Paul Planchon. From 1996, she directed video clips for songs sung by Pierre Bachelet and

the group GHOST. While continuing her writing projects (

 

 

LE COULOIR DU DESIR - The seventh door and

ELIXIR

 

 

), she made her first video clip for Pierre BACHELET (La Ville Ainsi Soit-il

), the group GHOST

(

 

 

Psyché) and made her first short film called

JE MARCHE…(I'm walking…).

She began working with Jan KOUNEN on

 

 

D’AUTRES MONDES (other worlds

) as a camerawoman and on

the documentary feature

 

 

DARSHAN

where she was director for the second team. Since then, she has

continued with several documentaries:

 

 

LARA FABIAN, INTIME, L’ESPRIT DU FILM (The spirit of film,

the

making of the film

 

 

BLUEBERRY by Jan Kounen) and

UN CRI D’HOMME SUR UNE TOILE VIERGE (The

cry of a man on a virgin canvas).

 

 

She has made several commercials as well as video clips for songs sung

by Florent Pagny, Aude, Lara Fabian, Raul Paz, Michaela Mendes and Rim’k.

Selected Filmography/Director:

Pierre Bachelet: La Ville Ainsi Soit-Il

Florent Pagny: Et un jour une femme

Lara Fabian: Immortelle

Lara Fabian: Bambina

Raul Paz: Mua mua mua

Michaela Mendes: Mon plaisir

Rim’k: Au coeur des conflits

Director of the second team:

Darshan: the embrace by Jan Kounen

Commercials:

Carte Bleue Visa

X Head

News stories:

TF1 program

 

 

Le temps d’un tournage

–about the film by Jacques Cortal

Quand je vois le soleil

Documentaries:

Lara Fabian, intime – M6

L’Esprit du film – TPS

Un cri d’homme sur une toile vierge

Amina (in production)

Vahina Giocante (in production)

29

Born in a small country village in the south of France,

 

 

Jean-Claude Carrière

studied classical students that

brought him to the ENS at Saint Cloud. While he was still a student, he published his first novel

 

 

Lezard

, and

he also met Jacques Tati and Pierre Étaix, well-known French comedians and filmmakers. Based on films

by Tati, he wrote

 

 

Les Vacances de monsieur Hulot (Mr Hulot's holidays), and Mon Oncle (My Uncle)

and

both books were illustrated by Pierre Étaix. Together they then made two short films:

 

 

Rupture and

Heureux

Anniversaire (Happy Anniversary)

 

 

, which won an Oscar in Hollywood. The following year, they wrote

Le

Soupirant (The Suitor - Louis Delluc prize),

 

 

followed by

Yoyo, Tant qu'on a la santé (While we are still

young)

 

 

and

Le Grand Amour (The Great Love).

In 1963, Jean-Claude Carrière met Luis Buñuel with whom he would work for 20 years (

 

 

Belle de Jour, Le

Charme discret de la bourgeoisie, etc

 

 

). He also worked with Milos Forman (Valmont),

Volker Schlöndorff

(Le Tambour),

 

 

Andrej Wajda (Danton), Louis Malle (Viva Maria, Milou en Mai), Jacques Deray

(La Piscine,

Borsalino),

 

 

Jean-Paul Rappeneau

(Cyrano de Bergerac).

In television, he wrote around 15 films, which won three

 

 

Sept d’or (

La Controverse de Valladolid - The

Valladolid Controversy

 

 

, among others). In theatre, following his first piece

L'Aidemémoire (the memory aid),

he worked for 30 years with Peter Brook during which time he wrote

 

 

Mahabharata.

He has never stopped

writing and publishing books including, more recently:

 

 

Le Dictionnaire amoureux de l'Inde (The Indian love

dictionary)

 

 

, Le Vin bourru as well as two recent essays published by Odile Jacob called

Fragilité (fragility)

and

 

 

Tous en scène (Everyone on stage!)

. He has written opera booklets and songs. He created and then

presided over the French State Cinema School FEMIS for 10 years. He is the president of the

 

 

Printemps

des Comédiens

 

 

(The actor’s springtime) theatre festival in Montpellier and a member of the Board of

Trustees for the Guimet Museum. He is an officer of the French Legion of Honour.

Author of La force du Bouddhisme (the force of Buddhism), a book of interviews

with the Dalaï Lama.

Selected Screenwriter Filmography:

Le Journal d’une femme de chambre (Journal of a chambermaid), by Luis Bunuel

Yoyo, by Pierre Etaix

Borsalino, by Jacques Deray

Le tambour (Die Blechtrommel, the Tin Drum), by Volker Schlöndorff

Le retour de Martin Guerre (The return of Martin Guerre), by Daniel Vigne

Danton, by Andrzej Wajda

L’Insoutenable légèreté de l’être (The unbearable lightness of being), by Philip

Kaufman

Valmont, by Milos Forman

Cyrano de Bergerac, by Jean-Paul Rappeneau

La Controverse de Valladolid (The Valladolid Controversy), by Jean-Daniel Verhaeghe

Le Hussard sur le toit (The Horseman on the roof), by Jean-Paul Rappeneau

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9 mars 2010 2 09 /03 /mars /2010 22:48

 
UNESCO


http://www.unesco.org/fr/
http://www.unesco.org/fr/rapprochement-of-cultures/high-panel-on-peace/logue/intercultural-dialogue/

 

 

https://mail.google.com/mail/ca/u/0/?shva=1#inbox/13c8b8e91d747ec6

 


 Pour renforcer les activités de l’UNESCO sur le dialogue entre les cultures et la paix, la Directrice générale de l’UNESCO, Mme Irina Bokova, a décidé d’instituer un Haut Panel de personnalités éminentes invitées à seconder la réflexion de l’UNESCO sur les nouvelles dimensions de la paix dans notre monde à l’ère de la diversité culturelle et des conditions de la mondialisation, et du rôle que peut jouer le dialogue entre les cultures.  

 La première réunion inaugurale du Haut Panel sur la paix et le dialogue entre les cultures rassemblera une vingtaine de personnalités de tous les horizons géographiques et intellectuels – chercheurs, scientifiques, représentants de la société civile, journalistes, écrivains, artistes et créateurs, entrepreneurs, dignitaires religieux, tous des femmes aussi bien que des hommes. Cette première réunion du Haut Panel prévue au Siège de l’UNESCO le 18 février 2010, marquera également le lancement officiel de l’Année internationale du Rapprochement des cultures. Il est prévu que les membres du Haut Panel se réunissent une à deux fois par an et que sa composition puisse évoluer en fonction des thèmes abordés.  

 Le Haut Panel sur la  paix et le dialogue entre les cultures aura pour mission principale d’accompagner le travail de l’UNESCO dans ce domaine et de mobiliser les perspectives diverses des différentes régions du monde et un éventail d’acteurs concernés.

  

BSP/2010/ME/H/1

PANEL DE HAUT NIVEAU SUR LA PAIX

ET LE DIALOGUE ENTRE LES CULTURES

DOCUMENT DE REFERENCE

Première réunion (inaugurale)

UNESCO, 18 février 2010

 

BSP/2010/ME/H/1

L’UNESCO, une solide expérience de plus de 60 ans

L’UNESCO, par son Acte constitutif, a pour mission ultime de construire la paix, et ce, par une voie

originale, qui est de resserrer la coopération internationale en éducation, sciences, culture et

communication. C’est là une mission complémentaire à celle de l’ONU qui est « de faire et

maintenir » la paix, par des accords économiques, sociaux ou politiques. Mais cela ne suffit pas.

Encore faut-il constituer les fondements de la paix, grâce aux agences spécialisées qui gravitent

autour de l’ONU. Parmi celles-ci, l’UNESCO est chargée de tout ce qui concerne l’esprit (et le

coeur) des hommes et des femmes, en suscitant, grâce à ses domaines de compétence,

« l’adhésion unanime, durable et sincère des peuples » à l’idée de paix.

Depuis sa fondation, il y a plus de 60 ans, l’UNESCO s’est donc employée à développer

l’éducation, les sciences, la culture et la communication au service de la paix. Ce faisant, elle a

adapté son action aux circonstances, c'est-à-dire aux besoins du moment, oscillant entre une

vision purement technique de son mandat (développer l’éducation, la science, la culture et la

communication, per se) – et une vision plus « idéologique » (développer l’éducation, la science, la

culture et la communication pour les mettre au service de la paix, et non comme une fin en soi).

Au sortir de la Deuxième Guerre mondiale, tout était à reconstruire. D’où l’idée de participer,

notamment en Europe, à un « Plan Marshall » pour la reconstruction, au service de la paix, des

institutions éducatives, scientifiques, culturelles et de communication détruites par la guerre. Au

moment de l’irruption, sur la scène internationale des États nouvellement indépendants, à l’issue

des processus de décolonisation (de la fin des années 1960 à la fin des années 1980), l’accent fut

mis sur la lutte contre la discrimination, le racisme et l’apartheid et l’accession au statut de Nations

à part entière. Au début des années 1990, quand il devint évident que les guerres changeaient de

nature et devenaient plutôt des conflits internes, l’accent fut mis sur la consolidation de la paix à

l’issue des conflits ; des programmes nationaux de « culture de la paix », reposant sur une action

conjuguée des domaines de compétence de l’Organisation furent expérimentés dans des pays

comme El Salvador, le Mozambique, le Cambodge, le Rwanda…, immédiatement après la

conclusion des accords de paix, pour éviter que les institutions reconstruites ne conduisent de

nouveau au conflit. Au cours de la dernière décennie, marquée par la « Décennie internationale de

la promotion d’une culture de la non-violence et de la paix au profit des enfants du monde » ainsi

que par le « Programme mondial pour le dialogue entre les civilisations » il devint évident que les

menaces sur la paix se diversifiaient : outre la perception nouvelle de menaces telles que le

terrorisme, la gestion des ressources en eau, le changement climatique, la défaillance de certains

États, l’accroissement de la violence dans nombre de sociétés, l’utilisation de l’espace ou du

cyberespace, l’accent essentiellement mis sur le lien entre le désarmement et la paix au cours des

décennies précédentes, s’est clairement déplacé vers le dialogue et la compréhension dans un

monde de diversité. C’est pourquoi, lors de la définition des orientations stratégiques de

l’Organisation pour la période 2008-2013, l’une des principales priorités stratégiques a été

intitulée : « Promouvoir la diversité culturelle, le dialogue interculturel et une culture de la paix ».

Ce bref aperçu de 60 années montre que l’UNESCO, tout en adaptant son action aux nécessités

du moment, a toujours été fidèle à sa mission de bâtir la paix dans l’esprit des hommes.

Dans cette fidélité, un invariant est la définition de la paix, telle qu’elle résulte de l’Acte constitutif

de l’UNESCO, dans ses différentes composantes : principes démocratiques, droits de l’homme,

justice, liberté et solidarité. L’Acte constitutif de l’UNESCO est le seul texte à valeur universelle, de

cette époque, à faire référence aux principes démocratiques, qu’il définit en termes de dignité,

d’égalité et de respect de la personne humaine1. Le respect des droits de l’homme et des libertés

fondamentales pour tous « sans distinction de race, de sexe, de langue ou de religion » est aussi

l’un des objectifs que poursuit l’UNESCO au terme de son Acte constitutif – des droits de l’homme

dont la Conférence mondiale de Vienne, en 1993, a réaffirmé l’universalité et l’unité. Quant à la

1 La guerre est rendue possible par le « reniement de l’idéal démocratique de dignité, d’égalité et de

respect de la personne humaine ».

 

 


justice et la liberté (citées là aussi par l’Acte constitutif comme un idéal à atteindre, tant comme

principe moral que comme disposition légale, par exemple par la diffusion de la culture et

l’éducation de tous) ainsi qu’à la solidarité (que l’Acte constitutif définit comme « morale » et

« intellectuelle »), ce sont autant de principes fondamentaux sans lesquels il n’est pas de « paix

durable », c'est-à-dire une paix qui soit autre chose qu’une simple « absence de guerre ».

Un nouveau contexte

À l’orée de la deuxième décennie du XXIe siècle, on peut à nouveau se demander si l’UNESCO ne

devrait pas changer de méthode et d’approche, c'est-à-dire adapter son action au nouveau

contexte, tout en gardant le cap, construire la paix dans l’esprit des hommes. La question qui se

pose est de savoir, dans la mesure où il est de plus en plus admis à l’échelon international que le

dialogue contribue de façon décisive à la paix et à la réconciliation, comment l’UNESCO peut se

positionner pour exploiter toutes les possibilités de dialogue à tous les niveaux.

La mondialisation, ses processus, son impact sont aujourd’hui des notions prévalentes qui ne

s’imposaient pas avec une telle force il y a dix ou vingt ans. Il est clair que les conditions de

construction de la paix ont été beaucoup modifiées par ces processus. C’est sur ce thème que les

vues du Panel sont recherchées, et notamment sur les relations entre dialogue des cultures et

paix.

Pourquoi le dialogue des cultures ? Parce que c’est un thème encore insuffisamment exploré dans

ses rapports avec la paix (il suffit de voir le « glissement », dans les termes utilisés, de « clash » à

« dialogue » ou « rapprochement » ; de « cultures » à « civilisations » ou à « peuples », sans que

l’on sache si ce glissement révèle des évolutions idéologiques ou conceptuelles, des

positionnements politiques ou des problèmes de traduction), et que chacun pressent que, du fait

de la mondialisation, une nouvelle donne est en cours, que l’UNESCO pourrait contribuer à influer

et à orienter.

La « diversité culturelle » est au coeur de l’action de l’UNESCO depuis un certain temps, tant en ce

qui concerne la réflexion que l’action normative. La Déclaration de 2001 sur la diversité culturelle,

suivie en 2005 d’une Convention sur la protection et la promotion de la diversité des expressions

culturelles, sont autant de jalons de cette action normative, qui reconnaît dans la promotion de la

diversité des expressions culturelles un des facteurs de la paix. Tout récemment, l’UNESCO a

publié un Rapport mondial sur la diversité culturelle, qui a pour premier objectif de battre en brèche

un certain nombre d’idées reçues sur la diversité culturelle et d’élucider les conditions qui

permettraient à la diversité culturelle d’être bénéfique : la première d’entre elles, c’est d’instaurer

un véritable dialogue entre les cultures, sans quoi la diversité culturelle risque de se flétrir, ou de

mourir d’inanition. Car la diversité culturelle est d’abord une dynamique, et il convient d’élucider

les moyens de maintenir cette dynamique, dans des sociétés de plus en plus diversifiées, où

coexistent plusieurs cultures qui, selon la définition retenue par la communauté internationale,

englobent « outre les arts et les lettres, les modes de vie, les façons de vivre ensemble, les

systèmes de valeur, les traditions et les croyances ».

Bref, la question que pose l’UNESCO – et à laquelle les réflexions du Panel pourraient apporter un

début de réponse – est : est-ce qu’une réflexion novatrice sur le dialogue des cultures peut

apporter à la construction de la paix ?

 

 

Quelques pistes de réflexion

Les vues du Panel de haut niveau sont donc sollicitées sur le thème suivant : en quoi le dialogue

des cultures peut-il renouveler, dans le monde actuel, notre approche des moyens de construire la

paix dans l’esprit des hommes ?

Un présupposé à cette question : c’est que les principes fondamentaux de la paix (tels que cités

dans notre Acte constitutif : principes démocratiques ; droits de l’homme ; justice ; liberté, et

solidarité) ont besoin d’être « appropriés » par les différentes cultures (dans toutes leurs

composantes) pour être effectivement exercés et donc conduire à la paix, au lieu de rester des

normes abstraites, voire imposées par les autres. L’universalité des principes fondamentaux de la

paix ne peut donc sortir que renforcée d’un authentique dialogue entre les cultures. Pour ce faire,

peut-être conviendrait-il :

(i) D’améliorer, et explorer les conditions d’un authentique dialogue des cultures

sur divers thèmes relatifs à la paix. Des questions méritent d’être posées comme :

quels sont les objectifs qui peuvent être assignés au dialogue des cultures sur la paix ?

Qui décide de l’agenda ? Quelles sont les exigences minimales, les risques, pièges et

écueils inhérents ? Quelles sont les perceptions du concept « d’égalité dans le

dialogue » ? Comment concilier raison et émotion ?

(ii) De faire appel à une large diversité d’acteurs. On sait bien que ce ne sont pas les

« cultures » qui se font la guerre, mais les acteurs étatiques, institutionnels,

économiques, religieux, etc. Aussi conviendrait-il de faire appel à d’autres acteurs, y

compris individuels, qui vivent, façonnent et perpétuent les cultures ; car comment

dialoguer, sinon entre individus ? Il s’agira, pour le Panel, d’ouvrir des plates-formes de

dialogue entre d’autres partenaires, de différentes cultures, qui ne sont pas

nécessairement habitués à être ensemble et engagés dans un dialogue ; de trouver les

moyens d’impliquer et de donner force à de nouvelles voix dans le dialogue, comme

les jeunes, les femmes, etc. On peut attendre de ces nouveaux acteurs, jusqu’ici peu

sollicités, une vision alternative, renouvelée et novatrice des conditions de la paix. On

pourrait aussi penser à faire un usage beaucoup plus large des possibilités qu’offrent

les nouvelles technologies de l’information pour faciliter le dialogue.

(iii) De renouveler nos partenariats, y compris en aidant à forger de nouveaux

partenariats publics/privés au service de la paix. Les partenaires du « dialogue des

cultures » sont connus : il s’agit principalement de partenaires gouvernementaux

(ONU, Alliance des civilisations, Conseil de l’Europe, Union européenne, ALECSO,

ISESCO, etc.) et non gouvernementaux. Comment élargir ces partenariats, au-delà de

la sphère du gouvernemental et du non gouvernemental, au secteur privé, qui peut

avoir un intérêt à renouveler le « dialogue des cultures au service de la paix » ? On sait

aujourd’hui que diversité culturelle et économie sont loin d’être incompatibles, car la

diversité culturelle favorise la créativité et l’innovation. Comment tirer parti, par

exemple, de la nouvelle voie offerte par la reconnaissance des identités et des

individus pour élargir le pluralisme culturel à toutes les sphères de la société, y compris

privées ?

Tels sont quelques-uns des axes sur lesquels le Panel pourrait réfléchir, visant à explorer les

potentialités qu’offrirait un authentique dialogue des cultures pour la construction de la paix, basé

sur une solidarité entre toutes les cultures afin de créer une nouvelle éthique universelle du vivre

ensemble.

 

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3 mars 2010 3 03 /03 /mars /2010 11:49

P2260096


Siège Social - Région genevoise.

iera.thierry@gmail.com

06.61.03.28.43
www.bannieredelapaix-france.over-blog.com


 

BUTS de l’A.F.B.P.

1 – L’association vise au développement de la Paix à travers la Culture et à la Sauvegarde du Patrimoine Culturel Universel et, par extension à la Promotion et la sauvegarde des droits de l’homme et des droits fondamentaux tels que reconnus par les  conventions nationales et internationales.

2 Promouvoir et aider au déploiement du symbole de la ‘Bannière de la Paix’ appelée aussi la ‘Croix Rouge de la Culture’ par le CICR, comme signe de paix et d’alliance.

3 - Promouvoir l'œuvre humaniste et artistique de la famille ROERICH, en lien avec le Roerich Muséum de New York et les autres instances représentatives étrangères telles celles des gouvernements Russe et Indien.  Ainsi que toute autre association qui partagent des objectifs similaires en France et dans le monde.

4 – Actions humanitaires en solidarité avec les Peuples de la Vallée de Kullu  et en collaboration avec le musée Roerich de Naggar   dédié à la mémoire de  l'œuvre des  Roerich.

5 - Pour atteindre à ses objectifs, l'AFBP met en œuvre toutes actions de promotion, et ce, par tous moyens connus ou à découvrir, inclus l’édition sous toutes ses formes (livres, bulletins, journaux, sites Internet, moyens électroniques ou informatiques, etc.), la production audiovisuelle et sonore, l’organisation de congrès, conférences ou spectacles ou encore la création d’unités d’enseignement tel un ‘Centre Culturel.,

6 – Diffusion et réalisation  de  films documentaires dont un en cours : ‘De l’esprit de l’Himalaya à la Pax Cultura : Appel à l’Unité’ .

7 – Rassembler tous ceux qui s’intéressent à l’œuvre de la famille Roerich. L’AFBP  constituera à cette fin,  des archives aussi complètes que possible (manuscrits, correspondances, souvenirs, documents iconographiques, …)

Membre de la ‘Fondation Culture de Paix’ –                              résolution A/59/143 ‘Décennie Culture de la Paix’ de l’ONU

 

 

« L’évolution de l’Ere Nouvelle repose sur la pierre angulaire de la Connaissance et de la Beauté. » N.R.

P2260096

Le symbole de la Bannière de la Paix est constitué de trois sphères rouges sur fond blanc dans un cercle rouge. «  Il est le signe de la Triade que l’on trouve dans le monde entier, et il peut avoir plusieurs significations. Certains l’interprètent comme étant un symbole du passé, du présent et du futur inscrits dans le cercle de l’Eternité. D’autres considèrent qu’il se réfère à la Religion, la Science et l‘Art réunis dans le cercle de la Culture. Mais quel qu’en soit l’interprétation, ce signe est d’un caractère tout à fait universel.

C’est le plus ancien des symboles indiens, Chintamani. Le signe du bonheur est composé de ce symbole, et on le trouve dans le Temple du Ciel à Pékin. Il apparaît dans les Trois Trésors du Tibet, sur la poitrine du Christ dans une peinture de Memling, sur la Madone de Strasbourg, sur les boucliers des Croisés et le blason des Templiers. On le voit aussi sur les lames des fameuses épées du Caucase, connues sous le nom de « Gurda ».

Il apparaît comme symbole dans bon nombre de systèmes philosophiques. On le trouve sur les images de Gesar de Ling et de Rigden Djepo, sur la thangka de Tamerlan et sur le blason des Papes.

On le voit dans les œuvres des anciens peintres espagnols et chez Titien, sur les antiques icônes de Saint-Nicolas en l’église de Bari, de Saint-Serge et de la Sainte-Trinité.

On peut le trouver sur le blason de la ville de Samarkand, sur d’antiques objets coptes d’Ethiopie, sur des rochers en Mongolie, sur des bagues tibétaines, sur des pendentifs de la région de Lahul, au Ladâkh et dans toutes les régions de l’Himalaya ; on le voit aussi sur des poteries de l’âge néolithique..

Il est visible sur des bannières bouddhistes. Le même signe se trouve marqué sur des coursiers mongols. Rien ne peut alors être plus approprié pour rassembler les peuples que ce symbole qui n’est pas un simple ornement, mais un signe qui porte en lui une profonde signification. Ce symbole existe depuis des temps immémoriaux et on le rencontre dans le monde entier. Personne, par conséquent, ne peut donc prétendre qu’il appartient à une religion, un peuple ou une tradition particulière ; et il représente l’évolution de la conscience dans ses diverses phases. Quand il est question de défendre les trésors culturels de l’humanité, aucun symbole ne pourrait être mieux choisi, car il est universel, d’une grande ancienneté, et il porte en lui une signification qui trouvera un écho dans chaque cœur. »

Nicolas Roerich surnomma la Bannière de la Paix la « Croix Rouge » de la Culture, en déclarant : « L’humanité s’est accoutumée au signe de la Croix Rouge. Ce beau symbole a pénétré la vie et a permis à toute existence d’affirmer le concept de l’humanitaire. La même réalisation humanitaire, la même inéluctable reconnaissance de ce qui est vital doit entourer la « Bannière de la Culture ». (cf. site du CICR)

 

 En 1931, se tint la première Convention Internationale dédiée au Pacte Roerich et à la Bannière de la Paix à Bruges, en Belgique.

C’est le 15 avril 1935 que le Pacte Roerich fut signé par le président Franklin D. Roosevelt et les représentants des 20 républiques d’Amérique latine à la Maison Blanche.

En 1950, le Comité du Pacte Roerich et de la Bannière de la Paix adressa du Dr Jaime Torres-Bodet, directeur général de l’Unesco, une copie du Pacte Roerich avec une documentation sur l’histoire de ce mouvement.

En 1954, sur les bases des Conventions de la Haye de 1899 et de 1907 et du Pacte Roerich de la Bannière de la Paix, lors de la Conférence Inter-gouvernementale pour la Défense des Propriétés Culturelles en cas de conflits armés, un accord décisif fut signé à La Haye, et, par la suite à Paris, en 1955 par les 39 Etats membres signataires.

« En vérité, la Bannière de la Paix unira toutes les œuvres culturelles et donnera au monde la connaissance dont il a tant besoin. Ceux qui poursuivent un effort de recherche répondent à cette exigence. Sous cette Bannière de la Paix les nations s’uniront. » Hiérarchie –  N.R.

 

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Nicolas Roerich (1874 - 1947)

Peintre, archéologue, explorateur, philosophe et humaniste, N. Roerich naquit à St. Pétersbourg. Ses nombreuses œuvres picturales vouées à toucher les hauteurs de l’esprit, sont disséminées dans de nombreux musées sur la planète. Il créa les costumes de nombreux ballets, opéras et pièces de théâtres pour des compositeurs et auteurs aussi prestigieux que Stravinsky(Sacre du printemps), Rimski-Korsakov, Wagner ou Ibsen(Peer Gynt).

Il fonda et inspira la création de divers instituts éducatifs pour la reconnaissance et la promotion de l’art et de la Culture dans leur globalité.

Il entreprit entre 1925 et 1928 une expédition scientifique et culturelle en Asie Centrale travesant le Turkestan chinois, l’Ataï, la Mongolie et le Tibet. Les 20 dernières années de sa vie qu’il passa dans sa maison de Naggar au Nord de l’Inde, furent consacrées l’’institut  Urusvati de recheches Himalayenne et à la promotion de la Bannière de la Paix dont il fut le concepteur. Sa vie fut un hymne à l’Art, à la Culture et à la Beauté.

 

Héléna Roerich (1879 – 1955)

Traductrice et auteur de plusieurs ouvrages dont ‘Fondations du Bouddhisme’ et ‘Une Traversée de l’Est’. Elle accompagna toute sa vie les efforts de son mari dans ses activités de recherches scientifiques et de promotion de la Culture. Epouse, amie, compagne de voyage mais aussi inspiratrice et mère de deux garçons : Georges et Sviatoslav.

Son courrier très abondant et riche d’enseignement fut publié sous le titre : ‘Letters of Héléna Roerich’. Elle transmis également entre 1920 et 1938 l’Enseignement de ‘l’Ethique Vivante’ sous le nom d’AgniYoga.

 

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1 mars 2010 1 01 /03 /mars /2010 12:56

roerich-museum-2


http://www.roerich.org/

http://www.bannieredelapaix.over-blog.com

http://www.girolle.org
http://etoile.dumatin.free.fr

http://val-consolation.com/Une-Fondation-aujourd-hui/La-Fondation-duVal-de-Consolation

http://www.orientalart.ru/    Museo de Arte Oriental, de Moscú.

http://www.roerich-izvara.ru     Centro Roerich de Izvara   
http://www.agniart.ru/    Agni Publishing House. Samara. Rusia
http://www.sibro.ru/    Museo Nicolas Roerich de Siberia, Rusia
http://www.secretdoctrine.ru/     Centro Roerich de Moldavia
http://agniyoga.nl     Centro Agni-Yoga de Holanda
http://www.roerich.org/    Museo Nicolas Roerich de Nueva York
http://www.roerich.kar.nic.in/    The Roerich & Devika Rani Roerich Estate Board
http://www.roerichtrust.org     International Roerich Memorial Trust, Kullu (India)
http://www.lucistrust.org/arcane/    Escuela Arcana
http://www.lucistrust.org/spanhtml/goodwill/index.shtml    Buena Voluntad Mundial
http://www.peacepoles.com    Polos de la Paz. USA
http://www.pazmundial.com    Obeliscos de la Paz. Chile
http://www.ipsgeneva.com/    Instituto para la Síntesis Planetaria, IPS
http://www.agniyoga-hispano.org/    Sociedad Agni-Yoga Hispana. Puerto Rico.
http://www.indirect.com/www.beauty/    Grupo de Arco Iris de Agni-Yoga en Arizona.
http://agniyoga.n3.net/    Agni-Yoga. Francia.
http://agniyoga.org/     Museo Roerich Nueva York.
http://www.egroups.com/group/agni-yoga    Foro Discusión Agni-Yoga
http://www.banderadelapaz.org/    Bandera de la Paz. Mexico.
http://www.wmea-world.org/     Asociación de la Montaña Blanca
http://www.horamundi.org/    Horamundi
http://www.pangea.org/unescopau.htm    Escuela de Cultura de Paz
http://www.ipb.org     Bureau Internatioinal de la Paix
http://www.fundacionpea.org/    Fundación PEA
http://www.lgpt.net/lama_found.htm    Fundación Lama Gangchen para la Paz en mundo
http://www.amma.org    Fundación AMMA
http://www.planetpositive.ch/     Periodismo Positivo Independiente
http://www.creativegroup.com/    The Creative Group
http://www.found-helenaroerich.ru     Fundación Benéfica Helena Roerich

http://www.bohindra.com     Librería temas espirituales

http://www.casadellibro.com  Librería temas espirituales

http://www.libreriaaletheia.es   Librería temas espirituales    

http://udculture.info    Organización Inter. Social Urusvati

http://www.masterek.org    Master E.K.

http://www.agniyoga.org/ay_sp/  Descarga de libros Agni-Yoga en español 

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http://bougearel.blog.lemonde.fr/2008/09/22/la-banniere-de-la-paix-de-simeth-maya/

http://www.lespacearcenciel.com/juste-5-pour-cent-banniere-de-la-paix.html

http://www.celinebrule.com/ambassadrice.htm

http://treizelunesaquebec.spaces.live.com/

http://operamagnanews.over-blog.com/article-23073705.html

http://www.spiritualwill.org/Pages/FR/VOLONTE/signe.html

http://www.facebook.com/note.php?note_id=37292316129

http://pagesperso-orange.fr/jean-paul.barriere/divers2/nicolas.htm

http://www.archive.org/details/nicolasroeriche01bringoog²²²²

http://ay-forum.net/viewtopic.php?p=132#132

http://www.temakel.com/pintnroerich.htm


 

 

                                                           VIDEOS

 

http://www.youtube.com/watch?v=tXXKFXis1dY

https://mail.google.com/mail/ca/u/0/?shva=1#inbox/13c946af9b61035f


 

 

Arguelles

 

http://www.lawoftime.org/roerich-medal.html

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1 mars 2010 1 01 /03 /mars /2010 11:56

Dalai Lama and A Rodriquez

Le Dalaï Lama, un messager de paix

Le dalaï lama, chef temporel et spirituel, décline son combat pour la paix autour de la démocratisation de son gouvernement, de la préservation de la culture tibétaine et de l’approche bouddhiste de la paix.

Sa Sainteté le Dalaï Lama peut être considéré comme l’acteur majeur de la paix au Tibet. Il est aujourd’hui à la tête du gouvernement tibétain en exil, représentant à la fois la communauté tibétaine hors du Tibet et la lutte de tous les Tibétains pour la paix.

Dalaï est un mot issue de la langue mongol signifiant « océan » et Lama signifie en indien « guru, maître spirituel ». Ensemble, les deux termes sont traduits « Océan de sagesse ». C’est une des appellations parmi d’autres désignant le chef spirituel et temporel du Tibet. Le premier Dalaï Lama fut un roi sage Tibétain à qui les maîtres de l’Asie de l’époque, les Mongols, donnèrent le titre de Dalaï, lui confiant le statut de maître spirituel du bouddhisme. C’était en 1391. Depuis, les règles sont immuables. Dès qu’un Dalaï Lama meurt, les maîtres spirituels Tibétains partent à la recherche de sa réincarnation. Pour mener cette recherche, des techniques de divination sont utilisées, ainsi que la consultation des oracles. Lorsque la réincarnation, un enfant de sexe mâle, est trouvée, il est soumis à plusieurs tests, notamment ceux de reconnaissance d’objets ayant appartenu à son prédécesseur.

Tenzin Gyatso, Dalaï Lama actuel, est né le 6 juillet 1935 dans le village de Takster, au Nord-est du Tibet, dans l’ancienne province de l’Amdo, aujourd’hui province du Qinghai. Agé d’à peine trois ans, il fut reconnu comme étant la réincarnation du XIIIème Dalaï Lama, Thupten Gyatso.

Lorsque, en 1933 Thupten Gyatso entra dans sa dernière méditation, le Tibet se retrouva sans chef politique ni spirituel. Avant de chercher un successeur, les autorités tibétaines devaient choisir un régent qui occuperait la vacance du pouvoir. Le choix de Réting Rimpoché fut la première disposition prise par l’Assemblée nationale tibétaine, et également le seul aspect politique dans la mort de ce chef du Tibet. Ce qui se passa ensuite fut de l’ordre du religieux, des traditions séculaires tibétaines : c’était le début de la quête du nouveau Dalaï Lama. Les règles régissant la recherche de la nouvelle incarnation d’un Dalaï Lama sont les mêmes depuis des siècles, mêlant la pratique de la divination et la consultation des oracles. Ces recherches peuvent durer plusieurs mois.

Les premiers éléments qui menèrent les chefs religieux tibétains à reconnaître en Tenzin Gyatso, enfant de trois ans, la réincarnation du XIIIème Dalaï Lama, furent une série de formation nuageuse qui se forma au Nord-est de Lhassa. Les moines habitués à lire les signes s’interrogèrent sur les formes de ces nuages. Dans le même temps apparut dans la chapelle où repose la dépouille du XIIIème Dalaï Lama un énorme champignon, sur le pilier Nord-est de la pièce. Les présomptions allaient bon train quand le corps lui même du Dalaï Lama défunt, traditionnellement tourné vers le Sud, se pencha légèrement vers le Nord-est ! Face à toutes ces coïncidence, le régent Réting Rimpoché décida du début de la quête. Accompagné des membres du Kashag, l’Assemblée Nationale tibétaine, il alla au bord du lac sacré de Lhamo Latso. Il y eut une vision extrêmement nette, distinguant sur la surface de l’eau les trois lettres de l’alphabet tibétain A, Ka et Ma. D’autres dignitaires virent se dessiner sur les eaux du lac les toits d’or et de jade d’un monastère, les contours d’un petit hameau blotti au creux de hautes montagnes ainsi que le toit de tuile bleu d’une modeste ferme. Fortes de ces indices, trois expéditions quittèrent Lhassa en 1936, l’une vers le Sud-est, l’autre vers l’Est et la troisième en direction du Nord-est. La mission en route vers le Nord-est était menée par Ke-Tsang Rimpoché. Trois mois plus tard, elle arriva en vue du monastère de Koum Boum, aux toits d’or et de jade, dans lequel s’était déjà rendu le XIIIème Dalaï Lama. Proche de ce monastère se trouvait un hameau dont l’une des fermes était recouverte de tuiles bleues. Les membres de l’expédition cachèrent leur identité et entrèrent dans cette ferme. Ils furent accueillis par la famille et surtout par un petit garçon parlant la langue de Lhassa et qui devina leurs noms. L’ensemble de ces signes étaient plus que positif, mais les moines n’en décidèrent pas moins de retourner à Lhassa pour comparer leurs découvertes avec celles éventuelles des autres missions. Deux enfants semblaient être liés au XIIIème Dalaï Lama, ainsi lorsque la mission de Ke-Tsang Rimpoché se rendit à Takster pour la seconde fois, la visite était décisive. Il s’agissait pour l’enfant de Takster de reconnaître des objets ayant appartenu à Thupten Gyatso. Ce qu’il fit sans erreur. Il était donc temps de l’emmener à Lhassa pour des vérifications plus profondes. Après quelques complications dues à la présence d’émissaires chinois désireux d’influer sur le choix du Dalaï Lama, Tenzin Gyatso arriva en 1939 à Lhassa et fut confirmé en tant que réincarnation de Thupten Gyatso la même année. Il avait alors six ans.

Il devint moine et reçut une éducation de haut niveau qui allait le préparer à être le chef spirituel et politique de son pays. Aujourd’hui le Dalaï Lama reconnaît cependant que l’éducation qu’il reçut en matière de politique était trop archaïque par rapport au monde alentour. Ce fut une erreur que le Tibet paya cher, celle de son désir de rester couper du monde.

En 1949, lorsque la Chine envahit le Tibet, il fut nécessaire de donner les pleins pouvoirs au Dalaï Lama encore jeune, afin que la Chine ait face à elle un interlocuteur représentant la totalité du peuple tibétain. Les tentatives de négociations du Dalaï Lama avec la Chine échouent mais il n’en reste pas moins persuadé que la lutte non-violente était la seule alternative possible. Mais face à la montée de la violence au Tibet, il dut fuir en Inde en 1959.

Depuis 1960, le Dalaï Lama dirige le gouvernement tibétain en exil. Son statut fait de lui l’ambassadeur de la cause tibétaine auprès de tous les gouvernements étrangers et organisations internationales. C’est en hommage à son combat pacifique qu’il a reçu en décembre 1989 le prix Nobel de la paix.

Dalai Lama Pax CulturaC’est à la fois en tant que leader politique et chef spirituel que le Dalaï Lama décline son combat pour la paix. (Ici au centre, à Varanasi-Bénarès dans les annéès 1970)  L’aspect politique de sa lutte est la démocratisation du régime tibétain, avec notamment comme objectif de modifier le statut de Dalaï Lama : « Je dis depuis 1969 que l’institution du Dalaï Lama peut continuer ou disparaître. Ceci dépendra des souhaits du peuple tibétain. Si elle continue, la question qui se pose est de savoir s’il faut ou non respecter la tradition ou choisir de nouvelles méthodes. Il y a plusieurs possibilités. L’une d’elle serait de choisir un Lama qui a déjà fait ses preuves pour me remplacer (…). Si cette formule est adoptée je choisirais mon successeur de mon vivant. Ce serait une bonne chose. Cela éviterait les querelles ! ». Modifier les méthodes de choix du Dalaï Lama permet non seulement d’éviter les querelles, qui on s’en doute ont été nombreuses depuis que cette institution existe, mais aussi d’éviter de choisir quelqu’un qui se révélerait avec le temps inapte à la conduite du pouvoir. Cependant, comme le souligne Tenzin Gyatso : « Le choix d’un futur Dalaï Lama est sous la responsabilité de la génération suivante ».

Un des autres aspects de la lutte du Dalaï Lama pour la paix au Tibet est celui de la lutte pour la préservation de la culture et de l’identité tibétaine. Il en parle en ces termes : « Le parcours que j’effectue avec les Tibétains nous entraîne à lutter pour nos droits. Certains peuvent penser que cette lutte est uniquement politique. Il n’en est rien. Nous, les Tibétains, nous sommes les héritiers d’une culture qui nous est propre, à l’instar des Chinois qui ont hérité de la culture de leurs aïeux. Nous respectons la culture chinoise qui remonte à tant de siècles en arrière. Toutefois, bien que nous éprouvions un profond respect pour les Chinois, bien que notre lutte ne soit pas dirigée contre les chinois, les six millions de Tibétains que nous sommes ont également le droit de maintenir vivante leur propre culture, aussi longtemps qu’elle ne blessera pas les autres. Sur le plan matériel, nous avons pris du retard. Mais dans le domaine des sciences de l’esprit et dans le domaine de la pensée, nous sommes riches. Nous, les Tibétains, nous sommes bouddhistes et nous pratiquons le bouddhisme dans son intégralité. Aussi avons nous le devoir de lui conserver sa forme active et vivante. Au siècle dernier, nous étions une nation paisible, animée par une seule culture ? Aujourd’hui, et nous le déplorons, notre pays, notre culture sont écrasés depuis ces dernières décennies. C’est au nom de l’amour que nous portons à notre culture, à notre pays, que nous revendiquons le droit de les préserver (…). Si nous souhaitons apporter notre contribution aux hommes de cette planète, il nous faut préserver notre culture et notre nation. C’est la raison pour laquelle je poursuis mon chemin ». C’est dans cette objectif que le Dalaï Lama soutient un grand nombre de projets d’écoles tibétaines et de villages d’enfants en Inde, ainsi que des centres culturels tibétains à travers le monde.

Enfin la réflexion qu’il a élaboré sur la construction tibétaine de la paix est profondément ancrée dans les principes du bouddhisme. Selon les croyances bouddhistes, il n’y a pas de créateur. Cela implique que toute chose dépend entièrement des individus, c’est le principe du Karma qui dit que l’on récolte ce que l’on a semé. Ainsi pour que la paix existe entre les hommes il faut avant tout qu’elle existe en eux. « Nous évoquons beaucoup la paix. Tout le monde lui accorde une importance capitale. Mais, pour que la paix ait une chance d’exister, l’atmosphère générale doit être de même nature. C’est pour atteindre cet objectif que chacun de nous doit adopter une bonne attitude. Car, fondamentalement, la paix doit d’abord naître en nous même ».

Ainsi à quoi sert le désarmement des nations si les armes sont à l’intérieur du cœur de chacun ? A quoi servent le progrès et les facilités matérielles si les hommes sont encore près à tout perdre par ignorance ? Ces mesures ne serviront à rien, dit le Dalaï Lama, tant que les hommes n’auront pas compris que les racines de la paix sont en soi.

http://www.irenees.net/fr/fiches/acteurs/fiche-acteurs-114.html

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1 mars 2010 1 01 /03 /mars /2010 10:39
Le 8 mars 2008, Place de Lille :

le président et le vice-président soutiennent la marche pour la libération du Tibet en compagnie d'Inès et d'un représentant d'Amnesty Internationale.





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